Mercis

mercredi 30 décembre 2009
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A vous, belles personnes

Le mot qui déborde nos lèvres depuis le début de notre aventure Taayoush est « merci ». Oui, nous voulons dire ici un infini merci à chacun de vous dont nous avons croisé la route ici et en Palestine, vous qui « plutôt que d’insulter les ténèbres, allumez des petites et grandes flammes dans la nuit » (proverbe sage).

- Merci à vous, Marianne, Nadia et Henri, pour le temps que vous nous avez consacré lors de nos premiers pas dans l’univers palestinien. Merci pour la simplicité et l’intégrité avec lesquelles vous nous avez fait profiter de votre connaissance de la réalité du terrain et pour l’engagement avec lequel vous travaillez. Nous n’aurions pas pu rêver meilleurs guides.
Merci à toi, Marianne qui nous a très simplement avoué être « habituée depuis l’enfance à ne pas me contenter de regarder le monde en spectateur ».
Merci à toi, Nadia qui nous a montré qu’il existait toujours le choix de ne pas hurler avec les loups.
Merci à vous, Henri qui souligniez « combien est admirable la résistance civile du peuple palestinien qui continue à envoyer ses enfants à l’école et à replanter symboliquement des oliviers ». Merci à vous qui témoigniez de la position de liberté qu’ont prise des Juifs de Belgique (UPJB) par rapport à la politique d’Israël » : « Il est grand temps que, à défaut d’Israël qui reste muré dans son historiographie officielle d’une guerre propre et exclusivement défensive, il est grand temps que la communauté internationale le reconnaisse enfin et ne se contente plus de belles paroles pour faire aboutir le second volet du plan de partage ».

- Merci à vous, Leyla, Michel et Tal pour la dignité de vos messages de liberté, votre appel à plus de conscience et l’exemple de vos actions directes. Vous nous avez ouverts à une lecture plus juste et plus universelle du problème de la Palestine et à de merveilleux possibles.
« Les Palestiniens ne demandent pas du pain mais l’indépendance, qui est la dignité » , Leyla.
«  Pendant 50 ans, on a essayé de codifier les droits que l’on a reconnus aux différentes catégories d’êtres humains. Mais il y a actuellement une stratégie politique globale de re-colonisation du monde qui vise à mettre fin à cette période du droit et qui, donc, concerne chacun. La résistance palestinienne est à considérer comme l’emblème des résistances à cette colonisation », Michel.
« Ma responsabilité est désormais de faire changer la façon dont les Israéliens voyaient et parlaient des choses, d’introduire la notion de Nakba dans leur discours, d’encourager l’analyse critique des événements passés .La réponse que je me suis donnée à la question « que puis-je faire ? », c’est encourager l’activisme parmi les gens », Tal.

- Merci à toi, Anne-Sophie ainsi qu’aux Halles de Schaerbeek pour l’intelligence et la richesse du Festival Masarat 2008 : il nous a conduits vers la Palestine par le chemin de son âme. Merci et bravo pour les spectacles de musique, théâtre et cinéma, des expositions et des tables-rondes que toute l’équipe a organisés. Nous ne savions pas encore alors que nous entrions en « Beautiful resistance » et apprenions le langage de ceux et celles qui allaient devenir nos amis palestiniens.

- Merci à toi, Philippe, pour tes précieux conseils et mises en garde. Nous ne les avons pas oubliés tout au long de notre voyage-rencontre. « Nous sommes « formatés CNN » : un cadrage, et on raconte sa vie à saturation. Le piège, c’est effectivement de foncer avec une caméra, vrai aspirateur à image. Allez là-bas comme citoyens qui veulent faire une rencontre. Essayez plutôt de partir de la voix des gens, laquelle a sa propre chaleur, sa propre musicalité. Osez la parole et la poésie Le mot-clé est de toujours aller chercher dans l’autre le merveilleux ».
Merci aussi pour ton accompagnement bienveillant tout au long de la réalisation de notre site. Surtout, merci pour ton enthousiasme et ton soutien indéfectible à notre projet : « Vous avez là un témoignage qui est une toute autre parole que celle d’un caméraman de TF1 qui fait ses heures. Une authenticité que peu de gens du métier peuvent se permettre ». Waouw ! 

- Merci à vous deux, Saïf et Jean-François qui êtes venus partager avec nous votre expérience en Palestine. Vous nous avez donné un sérieux avant-goût de ce qui nous attendait là-bas et sans aucun doute, confortés dans notre envie de témoigner à notre tour à notre retour. Merci Jean-François pour cet appareil photo que tu souhaitais que nous laissions là-bas. « Parce que, une fois sur place, on mesure à quel point nous sommes mal informés ici : un moyen de pallier l’absence d’information sur ce qui se passe en Palestine est peut-être envoyer des caméras et des appareils photos aux jeunes Palestinien. Cela leur donnerait un moyen de communication, un support pour diffuser leur réalité. "

- Merci à toi, Martine, qui t’es chargée de nous dégotter de jeunes Palestiniens d’accord de nous rejoindre dans notre projet de rencontre-échange. Nous avons tout simplement adoré chacun d’eux. Merci pour tes précieuses informations sur les us et coutumes des habitants du camp de Aida, tous ces petits riens à savoir et qui ont transformé le « choc des cultures » annoncé en une découverte joyeuse de la différence. Merci pour ta présence discrète sur place et bravo, vraiment, pour le travail que tu fais depuis toutes ces années auprès des plus démunis.

- Merci Monsieur Ali Jiddah, pour la confiance que vous nous avez témoignée en nous racontant votre parcours d’ex-militant de la lutte armée et en reconnaissant qu’aujourd’hui, « parce que je sais qu’il existe des Israéliens progressistes, des personnes qui croient en une solution pacifique et que je ne veux surtout pas leur faire de tort ». Merci de nous avoir parlé vrai (« Je ne veux pas être agressif avec vous, mais les Palestiniens paient le prix des crimes commis par l’Europe ») et d’avoir considéré notre projet avec tant de sérieux (« Quand je vous regarde, je vous vois comme la vraie conscience de votre pays… Mais je ne voudrais pas que vous vous fassiez d’illusions : votre combat principal n’est pas en Palestine. Il est chez vous : quand vous retournerez chez vous, vous devez vous fâcher, crier à vos représentants au Parlement que cela suffit, qu’il ne peut plus y avoir ces 2 poids – 2 mesures constants »).

- Merci cher, très cher Daoud. Merci à toi et à l’équipe du Nidal Center pour votre accueil et pour le travail que vous y faites avec les enfants de la vieille Jérusalem. Merci de nous avoir fait connaître Ali et les habitants du village de Silwan. Merci pour tout ce qui dans tes paroles et tes comportements témoigne de ton souci que la vie puisse à nouveau être possible pour tout le monde là-bas. Merci pour l’incroyable douceur de la détermination qui t’habite. Merci pour ton adorable compagnie.

- merci à toi et à ton groupe, Vincent, pour ce beau moment plein d’émotion au Peace Centre de Bethléem. Merci pour votre musique qui faisait danser les épaules, les pieds et les cœurs des jeunes Palestiniens venus vous voir, et pour vos chansons de vie, d’amour et d’engagement pour les habitants de Palestine.

- Merci à toi, Abdelfattah, pour ton appui tout au long de notre projet d’échange avec les jeunes d’Al-Rowwad. Merci pour le formidable travail que toi et ton équipe y faites et pour l’esprit dans lequel vous le faites, fidèle aux vers que nous t’avions écouté réciter (totalement subjugués !) lors de notre première rencontre à Bruxelles : « Chercher un protecteur puissant, prendre un patron / Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc / Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce / Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ? Non, merci / (…) / Mais... chanter, /Rêver, rire, passer, être seul, être libre / N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît, / Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit, / Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, / Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! / (…) / Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard, / Ne pas être obligé d’en rien rendre à César, / Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, / Bref, dédaignant d’être le lierre parasite, / Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul, / Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

- Merci à vous deux, chères Salam et Marwa, pour l’extrême gentillesse et la simplicité avec laquelle vous avez ouvert le bal de nos interviews. Merci de nous avoir confié vos rêves, merci d’avoir bravé votre timidité pour nous car, en effet, comme tu le disais, Salam :« C’est une grande responsabilité pour chacun de nous que d’aller faire connaître notre pays à l’étranger. Ce n’est pas facile, nous n’arrivons pas toujours à nous exprimer comme nous le voudrions, parce que nous avons vraiment à cœur de montrer les bons côtés de notre pays et de donner une image qui corresponde à ce que nous sommes en réalité... » 

- Merci cher Oussama et chère Samira d’avoir été à nos côtés tout au long de notre travail d’ interview. Merci pour les traductions et pour la connivence que vous nous avez aidés à créer, l’intensité des échanges – rire ou larmes toutes proches. Comme tu l’as bien dit, Oussama : « Ca vient du cœur, vous comprenez ? ». Merci aussi d’avoir été là pour nous, de nous avoir rappelé que : « C’est important que vous preniez soin de vous-même lors de ce projet, et que vous soyez forts. » Pour eux, pour nous. Dignité.

- Merci à toi, gentil Tarek. Merci pour l’intelligence et la générosité avec lesquelles tu regardes la vie et les êtres. Jamais nous n’oublierons ta réponse à notre question : «  Comment fais-tu pour être aussi doux, aussi tendre ? Comment n’es-tu pas devenu un « homme en colère » ?, « Je l’ai voulu, j’ai voulu rester un humain, devenir un homme plein d’humanité. S’ils m’avaient transformé en bête sanguinaire, ils auraient gagné »… Chapeau bas !… Et encore une fois : mabrouk ! pour ta jolie petite famille. Soyez heureux !

- Merci Mazen, Jamal et Moustapha, devenus si chers à nos cœurs ! Merci pour les milles petits bonheurs que nous avons vécus en votre compagnie. Merci pour chaque éclair de soleil dans vos yeux, le swing incroyable des paroles que vous écrivez, la maturité et la générosité qui s’en dégagent. Sans oubliez votre réel talent ! Chukran habibi Mazen, Jamal and Mostapha. Never forget : we love you !

- Merci à toi, Mourad, de nous avoir montré les films que tu as réalisés sur le quotidien et l’histoire de ta famille, tes amis, tes voisins, ton peuple, et de les avoir regardés avec nous malgré ce qu’il doit vous en coûter à tous. Nous ne pouvons qu’applaudir la qualité, mais aussi le courage et l’honnêteté de ton travail. Merci pour la simplicité avec laquelle tous, vous vous êtes livrés et pour la confiance que vous nous avez faite... 

- Merci à toi Aysar pour la beauté et l’intelligence des photos que toi et tous les participants de l’atelier « Images for life » nous avez permis de découvrir lors de l’expo. Toi qui nous disais très sincèrement à quel point tu « hais l’armée et les soldats, les soldats israéliens… Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’occupation » mais qui, comme tous les jeunes d’Al-Rowwad a choisi de ne pas entrer dans la spirale de la violence, malgré ce qu’il en coûte… Nous te souhaitons de pouvoir réaliser ton rêve et exposer bientôt en Europe et aux States !

- Merci à toi, cher Youssef, pour la simplicité avec laquelle tu nous a invités à assister à votre match de basket-balle en chaise. Merci pour la dignité et de la simplicité avec laquelle tu nous disait : « J’ai eu beaucoup de chance. Aujourd’hui, je me sens fort, et je me dis que cette jambe, après tout, ce n’est pas la fin du monde… » Nous te souhaitons comme à Ayssar de voir ton rêve se réaliser et que ton équipe sois bientôt invitée à jouer (et prouver qu’elle est la meilleure !) en Europe et aux States

- merci à vous, Moustapha Abu-Srour et à Sabha, votre maman. Merci de nous avoir reçus chez vous et d’avoir accepté de nous parler de votre frère emprisonné en Israël et des épreuves qui attendent votre Maman à chacune de ses visites. Respect, vraiment pour votre dignité dans la douleur.

- Merci à toi, jolie et rieuse Sandra. Merci de nous avoir fait participer à ton Projet Sourire : ce travail tout humble, fait en coulisses, que tu as entrepris de faire pour répondre à la question éminemment pertinente que tu t’es posée des les premiers jours de ton bénévolat à Aïda : « Comment des enfants qui souffrent constamment de rages de dents pourraient-il apprendre, travailler à l’école, réfléchir, se construire une personnalité, défendre leur pays et leur culture ?... » Le cœur et l’intelligence que tu mets au service de ces gamins de Aïda, c’est du soleil et de l’espoir en un meilleur avenir pour tout le monde ! Chapeau pour ton courage et ta détermination au travers des vexations et chicaneries administratives qui ne manquent pas…

- Merci à vous mesdames les institutrices de l’école maternelle à Aïda. Merci de nous avoir ouvert les portes de vos classes, de nous avoir fait confiance et permis de chanter et bricoler avec vos tout petits. Merci pour la joyeuse connivence que vous nous avez aidés à créer avec eux, malgré la barrière de la langue !

- Merci à vous, chers Hamza et Mohammed pour votre compagnie fidèle tout au long de nos soirées feedback/digestion/détente à la Guest House de Aïda. Pour les parties de jeu d’échec, les discussions anglo-franco-arabo-gestuelles, la musique et les fous-rires et surtout, Mohammed, ton incroyable numéro de sifflements d’oiseaux de toutes races (y compris, flics et bouilloire sur le feu !) Cherchons imprésario !!

- Merci à vous, Chantal Abu-Eisheh, et à votre mari, pour l’accueil que vous nous avez réservé à Hébron et tout ce que vous nous avez permis de découvrir et de vivre sur place. Merci à nos jeunes guides et aux membres du Comité de Réhabilitation de la Vieille Ville de Hébron pour la qualité des informations que vous nous avez données tout au long de notre visite. Bravo vraiment pour la philosophie du superbe travail de reconstruction que vous avez entamé dans la vieille ville, et pour l’âme que vous ré-insufflez dans les maisons ramenées à la vie. Auprès de vous, nous avons été témoins de l’extraordinaire capacité du peuple Palestinien à redresser la tête et rebondir après que le malheur soit passé sur vous. Votre vitalité, votre créativité dans votre lutte contre l’oppression sont une vraie leçon. Merci.

- Merci à toi, jolie Layali, à vous, Mohammad, Ahmad et Professeur Wasim Bichawi : merci de nous avoir fait reçus, accompagnés et fait partager les délices de Naplouse (soleil, savons, bains turc, spécialités culinaires…) Merci pour cette joyeuse rencontre francophone avec les étudiant(e)s du Département Français de l’université An-Najah. Nous nous sentions bien émus devant la gourmandise que vous avez de notre langue et notre culture !

- Merci à l’association Project Hope de nous avoir guidés dans les rues, et conté l’histoire et les projets citoyens de la ville de Naplouse. Vous avez, vous aussi notre sincère admiration pour toute cette vitalité qui déborde de vous, cet enthousiasme incroyable pour la vie et l’avenir, malgré tout ce qui cherche à vous étouffer.

- Merci à vous Monsieur le Directeur du centre YCC de Balata. Merci de nous avoir reçu et d’avoir consacré de votre précieux temps à nous informer sur les terribles conditions de vie dans lesquelles les hommes, femmes et enfants du camp de Balata sont obligés de vivre. Merci pour la confiance que vous nous avez faite en nous ouvrant les portes de votre camp. Soyez certain que nous témoignerons de ce que nous avons vu et entendu et ferons exister les gens de Balata ici. Puisse les choses s’améliorer enfin…

- Enfin, merci à toi, cher, si cher Ribal, à la fois si fort et si fragile, à la fois si profondément triste et plein de projets d’avenir, à la fois si cruellement lucide et si désespérément déterminé à donner une chance à l’espoir… Nous éprouvons une admiration sans borne pour ton engagement (dès les premières heures de 1998 !) dans cette magnifique révolution qu’est la Beautiful Resistance, pour l’énergie incroyable que tu mets dans les activités d’Al-Rowwad, sans jamais perdre de vue la philosophie de respect et de construction de la personnalité de chacun dans laquelle tout cela doit être fait.
Merci pour cette honnêteté qui est la tienne et te fait appeler un chat un chat, à mille lieues de l’hypocrisie tant pratiquées par les bien-pensants « civilisés »
Merci de nous avoir laisser voir ce qui te rend furieux, une colère juste contre ce qui est inacceptable et indigne d’êtres humains.
Merci, infiniment pour le cadeau que tu nous as fait de ton sourire, rare et précieux si l’on en croit tes amis et la valeur qu’il a donné à notre entreprise. « Mais je vais vous confier quelque chose : avec votre groupe, toute cette semaine, j’ai souri, beaucoup… Vous pouvez le demander à Mazen : il y a eu un autre groupe, et je ne venais que le soir pour leur donner le programme, et puis je repartais en leur disant, si vous avez des questions, vous pouvez me téléphoner, si vous voulez des explications sur le centre ou sur la situation en Palestine, je vous en donne, et puis vous partez… Mais avec votre groupe, c’est différent : je souris, j’ai envie de faire des choses avec vous, jouer aux cartes, aller me promener, bavarder parce que votre groupe est… Je ne sais pas comment le dire… Vous comprenez si vite ce qui se passe… »
Merci pour ce que tu dis de ton pays : « Ce pays est celui des Palestiniens, mais tous ceux qui veulent y vivre, Juifs, Chrétiens, sont les bienvenus. Mais sans armes, en paix… » et qui sans doute est la façon la plus saine de regarder les choses.
Tu as toute notre amitié, pour toujours.

Anne-Claire, Bénédicte, Diane, Guirec, Julien, Laetitia, Louise,
Marine, Sophie, Tanguy, Théodore