Jeudi 9 avril 2009 : Camp de Aïda - Camp de Deheisheh

mardi 5 janvier 2010
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C’est déjà notre quatrième jour au camp de Aïda. Aucun des "moins de 30 ans" ne se réveille plus au premier appel à la prière du muezzin (avant le lever du soleil), ni au chant du coq (quelque temps après). Guère plus de réactions au journal radio sur Al Jazira et donc, selon l’inspiration du moment, c’est soit Tanguy à la guitare ("Debout les gars réveillez-vous !...") soit Louise à l’accordéon. A moins qu’une odeur de chocolat chaud ... Toilette rapide (l’eau est rare et précieuse dans le camp et nous avons appris à faire petites lessives et grosses vaisselles avec le minimum, et hop, nous voilà sur les starting blocks !

Ce matin, Diane, Laetitia, Théodore, Anne-Claire et Tanguy remontent au centre pour continuer les interviews des jeunes du Centre. Mais aujourd’hui, pas question de squatter l’un des 4 petits bureaux, ils sont tous occupés : nous travaillerons donc entre les sacs de ciment et les gravats de chantier du 2ème étage, assis sur des parpaings que nous installons en cercle. Bien sûr, puisqu’il n’y a pas encore de fenêtres dans les murs, nous profitons un maximum des courants d’air et du bruit qui monte de la rue !

Nos jeunes amis sont un peu nerveux, mais nous les rassurons : nous ne sommes pas plus pros qu’eux !... Ce que nous voudrions, c’est ramener chez nous des images, des voix, des témoignages sur la vie, les rêves de simples Palestiniens : nous leur confions que nous en avons un peu assez de ce que les médias nous donnent à voir, surtout de tout ce qu’ils ne nous donnent pas à voir : qu’il y a des gens qui vivent un quotidien dont on ne sait pas grand chose chez nous.


Sur le grill aujourd’hui : Mazen (19 ans), Ayssar (18 ans) et Youssef (23 ans). Comme hier, nous leur demandons de nous parler en arabe. C’est Oussama (31 ans) qui fera la traduction. Une dernière petite cigarette pour Mazen (c’est fou ce que les ados de ce camp peuvent fumer !... La cigarette comme ballon d’oxygène ...), et c’est parti... Mazen nous parle de ce que les activités à Al-Rowwad lui apportent et du groupe de rap que lui, Moustapha et Jamal ont créé : "Notre but est de nous faire connaître pour ce que nous, Palestiniens, sommes, et qu’à l’extérieur les gens sachent ce qui se passe réellement ici. Nous ne sommes pas des terroristes, contrairement à ce qu’on voudrait vous faire croire. Nous sommes des êtres humains qui peuvent chanter, danser, rire : nous ne faisons pas que pleurer, nous faire blesser et mourir !… Je suis évidemment très heureux de pouvoir parler de la situation, du problème des personnes âgées, des réfugiés… De cette façon, j’essaie que certaines choses de notre vie quotidienne ici changent."

L’interview se déroule très bien jusqu’au moment où nous demandons à Mazen quel est son rêve. Il se trouble tout à coup, ne trouve plus ses mots, finit par se taire. Oussama intervient alors : "Cut the camera !, Cut, please !...", mais Anne-Claire chuchote à Diane de continuer à tourner, pendant qu’Oussama nous explique ce qui se passe : "Voilà, c’est un de nos problèmes…. Beaucoup de nos enfants, beaucoup d’adultes aussi éprouvent de réelles difficultés à s’exprimer, à parler d’eux-mêmes. On essaie de résoudre ça via les ateliers, à travers le travail qu’on fait ici au Centre… Ca vient du cœur, vous comprenez ? Et Mazen n’est pas assez solide pour parler comme ça, normalement, trouver les mots. C’est ça que vous touchez !"

Nous disons à Mazen et Oussama que nous nous en rendons bien compte, mais que c’est exactement cela que nous voulons ramener en Belgique : l’image d’hommes et de femmes bien réels, avec leurs forces et leurs difficultés, des photos et des enregistrements de voix qui montrent que les gens de Palestine sont des êtres humains, comme nous. Ca n’a aucune importance que Mazen bredouille ou s’embrouille. Ce qui est important et juste, c’est de partager tout cela avec d’autres. Nous disons à Oussama que nous imaginons bien combien cet exercice est difficile pour Mazen et lui demandons de lui dire en Arabe qu’il ne faut pas qu’il se sente gêné ou intimidé. Et aussi, qu’il lui dise que nous l’aimons beaucoup. Oussama traduit. Mazen nous sourit si gentiment et murmure : “I love you too… And I really appreciate what you are doing for me”.

L’interview est terminée. Nous avons tous la gorge serrée... Anne-Claire, puis Diane et Tanguy se lèvent et serrent Mazen dans leurs bras : "You were simply great, Mazen. Thank you for trusting us. We love you !" Se tournant vers Oussama qui visiblement est toujours aussi ému, Anne-Claire lui demande en souriant : "Do you want a hug too ?", et serre contre elle ce grand bonhomme de 30 ans. Tout le monde a les larmes aux yeux, étonné et bouleversé par ce qui vient de se passer : un moment précieux.


Nous interviewons ensuite Aysar (18 ans) qui nous parle de la colère qui l’habite : "Je hais l’armée et les soldats, les soldats israéliens… Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’occupation… J’y pense tous les jours : les checkpoints, ce qui s’est passé à Gaza, ce qui se passe partout en Palestine….", et de ce que lui offre l’atelier "Images for Life" :"J’aime vraiment beaucoup le travail qu’on y fait et puis, ça permet de changer la règle : d’habitude, c’est nous qui sommes devant les caméras, mais là, je suis derrière, je peux prendre les photos que je veux et montrer la réalité d’ici telle que je la vois. C’est vraiment l’occasion rêvée de dire ce que je pense. Je ne m’intéresse pas vraiment à la vie politique, mais j’ai envie de montrer ce qu’il en est pour nous du problème de l’eau, de la nourriture, envie de montrer ce que c’est la vie quotidienne dans un camp de réfugiés." et de son rêve que ses photos soient un jour exposées partout dans le monde.


C’est maintenant au tour de Youssef (23 ans) de s’asseoir avec nous et de nous parler de lui. Nous le félicitons tout d’abord pour son match d’hier, c’était très impressionnant, vraiment, et nous lui demandons de nous expliquer comment il est entré dans cette équipe de basketteurs en chaise. Youssef parle de lui en situant les événements avant et après "what happened to my leg", mais sans jamais en dire davantage. Anne-Claire demande alors à Oussama s’il pense qu’elle peut lui demander de raconter ce qui lui est arrivé. Oussama voit bien que nous sommes remués et, avant de traduire le message à Youssef, il s’adresse à nous : "Be strong !", nous dit-il, "It’s important for you to take care of yourself and to be strong !" ("C’est important que vous preniez soin de vous-mêmes et que vous soyez forts !")... Pour nous, pour eux...

Youssef inspire un grand coup : "C’était en 2001, j’avais 16 ans. Je voulais montrer à un journaliste les tanks israéliens qui arrivaient pour démolir les maisons… C’est à ce moment-là qu’un tank m’a tiré dessus… J’ai passé 60 jours à l’hôpital. On pensait que j’étais mort. On disait de moi que j’étais un « martyr ». Ca fait un drôle d’effet de s’entendre appeler comme ça… Quand je me suis réveillé, les gens étaient sous le choc. Ils n’en croyaient pas leurs yeux : Youssef, tu es vivant !… J’ai vraiment eu beaucoup de chance… J’ai un frère-martyr… Il était venu me voir après mon accident. Il a été tué quelques jours plus tard. Il avait 23 ans."

Nous disons à Youssef combien nous sommes désolés, mais il secoue la tête :" Non, il ne faut pas. Il y a des histoires bien plus tristes que la mienne… Vous pouvez aller dans chaque maison de Palestine, tout le monde aura une histoire triste à vous raconter… Vous savez, ici, on est comme en prison, enfermés dans une petite prison… Il y a 3 mois, j’ai essayé à plusieurs reprises d’aller en voiture à Jérusalem. J’ai pris des dizaines de chemins détournés, un vrai zig-zag… J’ai passé plus de sept heures dans la voiture, pour rien…"

L’entretien se clôture doucement et Youssef donne le mot de la fin avec un grand sourire : "J’espère que vous montrerez la vidéo que vous avez faite de moi, Youssef, à l’équipe de basket belge… Peut-être qu’alors, j’aurai un jour la chance de jouer contre eux, chez vous…"

Nous remercions nos trois amis et le super traducteur de s’être prêtés au jeu si gentiment : leur simplicité et leur générosité nous touchent beaucoup. Nous sommes bien conscients du cadeau qu’ils nous font, et aussi de notre responsabilité de "porter tout cela plus loin"...

Pendant ce temps...

Pendant ce temps, Louise, Guirec, Julien et Bénédicte sont partis faire un petit tour dans les rues du camp de Aïda à la recherche d’autres photos encore à prendre, en particulier des messages peints un peu partout dans le camp, témoignages de l’histoire des habitants de Aïda, qui, comme tous les autres camps, devait être un lieu de vie temporaire. Mais aucun des réfugiés n’a pu rentrer chez lui : leurs maisons ont été détruites ou sont dorénavant occupées par des colons israéliens.

Sur un mur du camp, une longue fresque, très belle - peinture et mosaïque, - raconte la Nakba (la catastrophe) de 1948, puis celle de 1967 : les soldats armés brusquement là, dans les maisons, les bombardements, les tirs et les morts, les blessés, la fuite sur les routes, les nuits à se cacher au milieu des oliviers déracinés, à distance (loin assez, mais pas trop loin non plus) de leurs champs et jardins brûlés, de leur cimetière et mosquée profanés, de leur vies rayées de la surface du monde...

Puis le soulèvement, l’"Intifada" (littéralement : "se relever, se remettre debout") , les manifestations pour réclamer que soit appliqué leur droit au retour (lequel a pourtant été reconnu par l’ONU)...

Mais rien ni personne n’a bougé pour défendre leurs droits... Les tentes des premiers camps mis sur pieds par l’UNRWA, organisme "spécialisés" dans la protection des réfugiés palestiniens, ont petit à petit été remplacées par des constructions en dur, sommaires, mais qui sentaient de plus en plus le "définitif"...

La vie a continué malgré le désespoir, la pauvreté, l’injustice qui leur était faite. Les enfants ont grandi, se sont mariés, ont eu des enfants à leur tour, tandis que sont morts, les uns après les autres, les grands-parents, racines et mémoire de la vie d’avant...

Alors, pour ne pas entrer dans le jeu des envahisseurs et de leurs alliés qui voudraient faire croire qu’avant eux, il n’y avait rien ("une terre sans peuple pour un peuple sans terre" se racontent les Sionistes), les enfants des premiers réfugiés de Aïda ont peint une longue série de tableaux sur les clôtures de béton du camps, représentant chacun le village dont leur famille a été chassée : Beit-Awa, Deir-Ayab, Al-Ramlah, Khouldah, Beit-Jibreen, Al-Quds... , une longue liste de 27 villages à ajouter à celle que chacun des dizaines de camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie, de Jordanie, de Syrie et du Liban a dressée avec cette promesse faite au plus profond de leur être et transmise de génération en génération : we will return...

En attendant - que les Israéliens reconnaissent et réparent leurs torts, que la communauté internationale joue enfin son rôle et prenne ses responsabilités... - les Palestiniens des camps, et en l’occurence ceux du camp de AÏda, essaient autre chose que la lutte armée qui a ruiné leur image, les a discrédités aux yeux du monde entier. Ils ont lancé leur Beautiful Resistance : exister, avoir une identité via la culture, faite sauter le mur de l’enfermement en ouvrant les portes de l’imaginaire, transformer l’énergie négative (colère, frustration, impuissance, ressentiment) en énergie créatrice et vivre en êtres dignes et humains... Plus forts que le mur...

***

En chemin, nos photographes rencontrent trois dames voilées à qui Louise décide d’aller parler. Par chance, l’une d’entre elles parlent anglais. Elle est professeur et leur raconte qu’elle donnait des cours particuliers à des enfants du camp en difficulté scolaire mais elle a dû arrêter parce que les parents n’arrivaient plus à la payer. Elle leur propose alors d’aller voir l’école maternelle de Aïda, ce que tout le monde accepte avec enthousiasme.

Mais quelle n’est pas leur surprise en la voyant s’arrêter devant un bâtiment en piteux état qui ressemble davantage à une vieille maison de bric et de broc qu’à une école : à l’intérieur, une cour de récréation minuscule (il y a à peine la place pour quelques plantes et un banc), et dans le bâtiment -même, une cinquantaine d’enfants sont répartis dans deux petites pièces. Tous plus curieux les uns que les autres, ils se précipitent sur les nouveaux venus et leur posent mille questions incompréhensibles.

Et voilà que notre quatuor d’enfer entonne ce bon vieux "Frère Jacques", auquel les enfants répondent par des chansons en arabe : le tableau est trop mignon ! C’est vraiment gai de les voir et de les entendre chanter comme ça !...

Devant le plaisir évident des enfants, les institutrices proposent à Louise et à ses 3 comparses de revenir un jour de la semaine prochaine pour faire des ateliers avec tous ces petits bouts : rendez-vous est pris, l’équipe reviendra avec peinture, matériel de bricolage (heureusement prévu et amené de Belgique !), instruments de musique et ballons à gonfler !…

***

Après le repas de midi (et la siesta !) à la Guest House, départ pour le camp de réfugiés de Deheisheh (au sud de Bethléem, 12.000 habitants sur un km²) où habite Oussama, toujours dans la maison de ses parents... Autour d’un petit verre de champagne américain (ou d’eau pour les anti), il nous expliquera en souriant qu’il se mariera quand il aura l’argent pour le faire : la tradition palestinienne veut en effet qu’il y ait une grande fête pour tous (famille et voisins) à cette occasion, ce qui pose un réel problème vu la situation dans laquelle les Palestiniens sont....

Nous arrivons dans le camp en deux voitures, nous entassons dans le salon des parents d’Oussama et faisons la connaissance de membres de la famille, dont son cousin, Tarek (que nous avions rencontré mardi mors de l’atelier-jeu), qui s’est marié l’année passée et a un petit garçon de 4 mois, Watan ("patrie", en français), dont il est complètement bleu.

Il y a aussi Maysaa’ (21 ans) qui, comme Salam et Ribal, étudie à l’université ouverte d’Alquds de façon à pouvoir travailler un maximum de temps au centre AL-Rowwad. Oussama confie à Anne-Claire que c’est une danseuse merveilleuse ("When she dances, she becomes the music itself, I’d never seen that before !"), mais qu’en faire son métier est impossible parce que ce ne serait pas bien considéré par les voisins et amis : culture palestinienne !... dit-il.


Et puis, nous tendons le micro à Oussama (30 ans) pour qu’il nous explique en quelques mots la situation politique en Palestine et dans les camps (Fatah, Hamas et Israël qui aimerait faire se monter les premiers contre les seconds) et sa position personnelle : "Je n’ai jamais vu mon village d’origine. Je suis né en Jordanie, et j’ai grandi ici, dans le camp de Deheisheh, mais je vous dirais que j’ai la sensation étrange d’y avoir été, parce que mon père et ma mère m’en ont tellement parlé et m’ont tellement souvent répété de ne pas l’oublier. Ils m’ont mis cette idée forte en tête : je dois y retourner.. Et quand je serai rentré chez moi, alors nous pourrons commencer à parler de paix."

"Moi, ça ne me pose aucun problème d’avoir des Israéliens pour voisins, aucun. C’est Ok pour moi, mais quel genre de voisinage, ça c’est important… Et que ce pays s’appelle Palestine ou Israël, ça m’est bien égal... J’ai juste besoin de pouvoir vivre normalement, comme vous…"

Et il essaie de nous faire comprendre à quoi la vie de tous les jours ressemble pour un Palestinien aujourd’hui : "Si par exemple vous voulez aller à Ramallah ou à Jérusalem, ou n’importe où ailleurs, vous pouvez le faire sans aucun problème. Mais pour nous, c’est réellement difficile… Je me rappelle comme vous étiez choqués le premier jour, quand vous m’avez demandé si j’étais déjà allé à Jérusalem et que je vous ai répondu que oui, une fois, il y a 10 ans… Oui, tout ça est tellement délirant… Jérusalem est tout près d’ici, tout près : peut-être que si quelqu’un d’ici rit ou parle un peu fort, on l’entendra là-bas…"

Rien n’est fait par Israël pour les Palestiniens des territoires occupés et donc, explique Oussama, dans chaque camp, il y a un comité populaire qui s’efforce d’organiser la vie dans le camp :"De moins en moins de gens de l’ONU s’en occupent et connaissent nos droits… Quand cela fait 60 -70 ans que vous êtes réfugié, il n’y a plus personne pour parler de votre problème... Et aussi, quand vous voyez ces soldats de l’ONU distribuant de la farine et de l’essence.... C’est une situation tellement humiliante pour les réfugiés, tellement humiliante... Les soldats sont bruyants, crient, leur parlent comme à des animaux... Où est leur dignité alors ?… Mais, en même temps, il faut être fort, pour pouvoir survivre…"

Ce qui tient le peuple palestinien debout ? : "Posez la question à n’importe quel Palestinien : l’espoir, ce tout petit mot, qu’est-ce qu’il signifie pour lui, pour eux. Essayez, juste pour voir… Ils ne vous parleront probablement pas de rêves, ils veulent juste pouvoir vivre normalement… Demandez-leur… Le fait est que nous ne pouvons pas arrêter d’y croire, ne rien faire d’autre que se sentir blessés, tristes, ne faire que pleurer… Vous savez, quand on a vu ce qui s’est passé à Gaza, ça nous a fendu le cœur… Mais en même temps, nous continuons à sourire. On ne sait pas toujours pourquoi, je vous assure !…" Et Oussama termine (un peu fatigué d’avoir parlé si longtemps en anglais !) en disant qu’il travaille du mieux qu’il peut à aider à ce que les choses évoluent.. La philosophie du Centre Al-Rowwad lui convient parfaitement, cette idée de Beautiful Resistance : "En ce qui concerne notre atelier photo, vous pourriez penser qu’on ne travaille que sur notre image pour l’extérieur, mais en même temps nous travaillons sur quelque chose de très important : il s’agit de se forger un caractère, une personnalité".

Retour à Aïda à pied en compagnie de nos jeunes Palestiniens préférés, histoire de digérer un peu tout ce que nous venons d’entendre...

Arrivés au centre Al-Rowwad, nous donnons un petit coup de main à Mourad et Ahmed, 20 ans, responsable de l’atelier IT (Information Technology = mise en place de systèmes informatiques, création de sites...) et qui, pour l’heure, s’occupe avec une petite équipe de monter une exposition des photos prises par les jeunes de l’atelier "Images for Life" : installation de panneaux en frigolite, accrochage des oeuvres des jeunes de l’atelier (sans rire, ces photos sont tout simplement magnifiques - belles, intelligentes et émouvantes), tout cela dans un brouhaha de voix, de sonneries de GSM, de coups de gueule aussi, quand ça ne se passe pas comme il le faudrait...

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